400.000 agriculteurs pratiquent l'agriculture biologique à Cuba

La Havane – Plus de 400.000 agriculteurs pratiquent aujourd'hui l'agriculture biologique à Cuba, une pratique qui se répand dans le pays, selon le président de la Asociación Nacional de Agricultores Pequeños (ANAP), Orlando Lugo.


Le Décret-Loi 259, en vigueur depuis plusieurs années et qui octroie des terres en usufruit pour des cultures agricoles, a bénéficié à plus de 150.000 hommes et femmes. D'après le dirigeant paysan, il a permis de renforcer le mouvement pour « l'agro-écologie » (l'agriculture biologique) de l'île.

 

Orlando Lugo a présenté les conclusions de la III Rencontre Internationale Agroécologie et Agriculture Durable, à laquelle ont participé 238 délégués de 26 pays. D'après la résolution finale, cette rencontre a permis l'échange de données et l'évaluation de l'application d'expériences sur les pratiques de l'agriculture biologique et la méthodologie de paysan à paysan. L'objectif des participants était la recherche d'alternatives pour favoriser une agriculture qui assure la souveraineté et la soutenabilité alimentaire des populations du globe.

Les participants ont déclaré, entre autre, que l'agriculture biologique possède des qualités indéniables pour l'environnement, la production, l'économie et la société actuelle comme pour les générations futures. Ils ont aussi souligné l'importance des réformes agraires authentiques qui, en plus de l'accès à la terre et au droit de la travailler, mettent en place des politiques publiques et des programmes d'investissement qui visent un développement rural durable.

Ben Burkett, président de la Coalición Nacional de Agricultores Familiares (NFFC) des États-Unis et membre de Vía Campesina, a lu une résolution spéciale de soutien aux cinq Cubains anti-terroristes prisonniers dans son pays, dans laquelle il exprime la volonté des organisations paysannes, d'indigènes et de travailleurs ruraux de s'unir au peuple cubain dans son exigence de les libérer immédiatement. Ils réclament aussi la permission pour le retour immédiat de René Gonzalez à Cuba. Sa peine cruelle étant terminée, il doit encore accomplir trois années de liberté surveillée à Miami où il a été jugé, avec un risque évident pour sa sécurité personnelle.

Source : Prensa Latina (27 novembre 2011)