Karel Stessens, président national du CGSP, en prison

Karel Stessens

Le 12 septembre, Karel Stessens, président fédéral de la CGSP, était en prison pendant cinq heures. Pas dans une vraie cellule, mais une maquette, au pied de l'imposant palais de justice à la place Poelaert à Bruxelles. Il y était dans le cadre de l'action “Libérez les Cinq”.

Pourquoi Karel Stessens, président de la CGSP, s’installe-t-il dans une cellule pour les Cinq?

Par nature je ne peux accepter l’injustice. Je veux toujours réagir. Je constate qu’aujourd’hui je suis un petit maillon dans la chaîne des comités d’action, car nous sommes des milliers. Nous avons déjà obtenu que leur cas soit examiné une deuxième fois.
A présent, tout dépend de ce que décidera Obama. C’est la seule possibilité qui reste. Bien sûr, ils ont commis certains actes*, mais leur peine est injuste. En tant qu'être humain, je ne peux pas supporter cette injustice.

Le syndicat cubain nous demande toujours de porter le cas des Cinq à l'attention des milieux syndicaux. Est-ce que cela joue un rôle dans ta présence ici?

Suite à ma présence, il y aura peut-être un petit article dans La Tribune, et j’espère qu’ainsi nous parvenions à sensibiliser les gens.
En tant que syndicaliste, on essaie de se battre pour la justice. A Cuba ils essaient cela également, et ils sont confrontés aux Etats-Unis qui essaient toujours de les dominer. C'est encore une raison pour être ici.

Le 25 septembre, Aleida Guevara, la fille de Che, viendra à la fête de la solidarité Manifiesta. Tu y seras aussi?

Je serai présent à Manifiesta, car je fais partie du jury qui remettra le prix de la solidarité. Il y a dix candidats de qualité.

Et à Che Presente, on pourra aussi t’accueillir?

Je ferai mon possible d’être à Che Presente, si mon agenda me le permet.

 

En clôturant l’action à la place Poelaert, Karel Stessens a pris la parole. L'installation sonore faisait défaut (pénurie de carburant du générateur), mais cela ne pose aucun problème à un syndicaliste expérimenté pour s'adresser aux gens:

“En sortant de la prison, nous avons été applaudis, mais cet applaudissement n’est pas pour nous. Nous savons tous pourquoi nous sommes là. Je demande un tonnerre d’applaudissements pour les nombreux collaborateurs qui ont réalisé cette action. J’espère qu’Obama, demain ou après-demain mais en tout cas le plus vite possible, libère les Cinq.”

* Les Cinq ont enfreint la loi des Etats-Unis à deux titres. Ils ne se sont pas déclarés agents de sûreté d'un pays étranger. Cela aurait rendu leur travail impossible, vu la situation à Miami. Trois d'entre eux ont aussi utilisé un faux nom. Pour ces deux infractions, dans des conditions normales, on aurait pu s'attendre à des peines légères ou à une expulsion. 

Karel Stessens, président national du CGSP, en prison
Karel Stessens, président national du CGSP, en prison
Karel Stessens, président national du CGSP, en prison
Karel Stessens, président national du CGSP, en prison
Karel Stessens, président national du CGSP, en prison
Karel Stessens, président national du CGSP, en prison
Karel Stessens, président national du CGSP, en prison
Karel Stessens, président national du CGSP, en prison