Le Ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere reçoit une délégation du comité belge Free-the-Five
Le Ministre Vanackere réaffirme son intérêt pour l’affaire des Cuban Five et promet de vouloir aider à trouver une solution.
Le Ministre Steven Vanackere a reçu le jeudi 2 septembre quatre membres du comité belge Free-the-Five. L’entretien avait été sollicité afin de demander au Ministre ce qu’il était en mesure de faire par rapport au dossier des Cinq. La délégation était composée de Tuur Vanempten, président du groupe de travail Cuba du MOC, John De Decker et Omer Mommaerts, tous deux membres du groupe de travail Cuba et Katrien Demuynck, présidente du comité belge Free-the-Five et coordinatrice européenne de la campagne.
Le ministre a indiqué qu’il connaissait l’affaire. Il a également lu attentivement le dossier. Il adhère complètement à la position des deux ministres des affaires étrangères précédents, Karel De Gucht et Yves Leterme, quant à l’affaire des Cuban Five. Selon ce point de vue, les Etats-Unis doivent se conformer aux décisions du Groupe de travail des Nations Unies contre les Détentions Arbitraires, c.à.d. libérer les cinq. Le Ministre est également d’accord avec la position d’AI sur cette affaire pour ce qui est d’accorder le droit de visite.
Lors de la prochaine assemblée des ministres des affaires étrangères de l’ONU, du 19 au 24 septembre à New York, une rencontre est prévue entre Hillary Clinton et les ministres européens des affaires étrangères. Une rencontre bilatérale Etats-Unis-Belgique n’est pas prévue. Dans la mesure du possible, le ministre y soulèvera le sujet, comme ce fut déjà le cas à d’autres occasions. De plus, la Belgique va aborder l’affaire dans une communication écrite.
Tuur Van Empten a expliqué depuis quand et de quelle façon l’ACW travaille autour de l’affaire des Cuban Five. Il a mis l’accent sur le fait qu’André Kiekens (président de Wereldsolidariteit-Solidarité Mondiale) et Jan Renders (président national de l’ACW) y sont directement impliqué.
Katrien Demuynck a donné quelques informations sur les évolutions les plus récentes dans l’affaire et a expliqué que la procédure légale arrivait à son terme. L’affaire se trouve à présent dans le domaine de la politique. Au niveau international, tous les yeux sont rivés sur Obama qui, selon la constitution, a le pouvoir de libérer les cinq. Selon l’article II, section 2 de la constitution des Etats-Unis, le président peut intervenir directement, que ce soit par la levée des accusations, la levée des peines, ou en encore en accordant sa grâce.
Le ministre entrevoit des ouvertures possibles suite à l’accord que Cuba a récemment conclu, après l’intervention du ministre des affaires étrangères espagnol Moratinos et du cardinal archevêque cubain Ortega, concernant la libération d’un groupe important d’opposants. Les Etats-Unis ne mettent pas la question de la libération des opposants en lien avec l’affaire des cinq. Selon le ministre, les Cuban Five ne sont absolument pas une priorité pour Obama. Mais ce pas qui a été mis en avant de la part de Cuba sur la question des opposants mérite quand même d’être souligné.
Le ministre a insisté une fois de plus sur le fait qu’il prend l’affaire des Cuban Five à coeur et qu’il compte bien prendre des mesures lorsque la possibilité se présente.
trad.: Geraldine Malaise
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