Message des Cinq cubains pour « Che Presente »
Comme chaque année des membres de famille des Cinq Cubains ont apporté un message de l'un d'eux. Cette année, Adriana a lu le message de son mari Gerardo Hernández, au nom des Cinq, qu'il lui avait envoyé quelques jours avant Che Presente
Chers amis,
Une fois de plus, nos familles nous représentent pour l’événement « Che Presente » qui se déroule cette année à un moment crucial de la situation des Cinq. Nous bénéficions déjà du surprenant « privilège » d’être un cas unique aux Etats-Unis où un groupe d’hommes se trouvent accusés d’espionnage sans qu’aucun d’eux n’ait été, de près ou de loin, détenteur d’aucun secret.
A présent, comme si cela ne suffisait pas, nous sommes certainement un cas exceptionnel au monde où, au lieu de se féliciter du départ d’un prétendu espion ayant purgé sa peine et voulant retourner dans sa patrie, le pays « outragé » l’oblige à rester trois ans de plus sur son territoire, le séparant encore de sa famille et de son peuple.
Bien, ils nous accusèrent d’être une menace pour les Etats-Unis et, à ce moment-là, ils ne nous accordèrent aucun crédit parce que nous étions un danger pour la société mais, maintenant que René a purgé sa peine et souhaite retourner à Cuba, le voilà astreint à demeurer trois années supplémentaires au sein de cette même société que nous avions pourtant mise en péril.
Une autre preuve s’avèrerait-elle nécessaire pour démontrer que, à notre sujet, l’intention des Etats-Unis n’a jamais été de faire justice ? Non seulement ils nous ont arrêtés et emprisonnés pour avoir défendu notre pays du terrorisme, tout en laissant de véritables terroristes en liberté, mais, alors que le premier d’entre nous en a fini avec sa condamnation injuste, ils le contraignent à demeurer sans aucune protection sur le terrain des terroristes qu’il a dénoncés !
Et, pendant ce temps, la presse « libre », qui a tellement critiqué Cuba et mobilisé les medias « officiels », reste scandaleusement muette de même que les politiciens qui dénoncent régulièrement Cuba de violer les droits humains. Pour cela, votre appui à tous a été, est, et continuera d’être capital.
Nous savons tout ce qu’ont accompli nos sœurs et frères en Belgique et dans d’autres pays européens. Nous avons eu connaissance que les manifestations que vous avez organisées avec cinq acteurs ont attiré l’attention de la presse. Nous trouvons admirable qu’avec beaucoup d’efforts, et grâce aux démarches effectuées par de hauts fonctionnaires , une résolution du Parlement ait été obtenue.
Nous avons été informés des entretiens et des articles qui ont continué à circuler dans les médias, creusant ainsi une brèche dans le mur de silence imposé à notre cas.
Nous sommes au courant des pétitions signées en Europe et de toutes les actions dont nous vous remercions profondément et que nous considérons comme une importante contribution à notre lutte pour la justice.
En même temps que nous vous exprimons notre gratitude, nous vous prions de redoubler d’efforts, de poursuivre les initiatives entreprises, de ne pas reculer sur le chemin déjà parcouru.
C’est seulement de cette façon que les Cinq pourront un jour participer avec vous à cet événement qui rend hommage à un homme dont l’exemple nous inspire, aujourd’hui plus que jamais, et dont nous reprenons les paroles pour vous adresser ce salut des Cinq prisonniers de l’Empire : « Hasta la Victoria Siempre ! ».
Victorville, le 20 septembre 2011
René González
Fernando González
Antonio Guerrero
Ramón Labanino
Gerardo Hernández
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