Wilman Villar Mendoza, prisonnier à Cuba, meurt à l’hôpital: une nouvelle d’importance mondiale?
Ce 19 janvier, la mort du prisonnier Wilman Villar Mendoza, dans la section de soins intensifs de l’hôpital spécialisé « Doctor Juan Bruno Zayas » à Santiago, s’est relevée être l’occasion d’une commotion internationale.
Sans plus d’investigations, la presse occidentale a repris les informations du lobby anti-cubain mondial. Ainsi, l’édition du week-end du journal De Standaard donne la parole à Kees Van Kortenhof, le fondateur de ‘Glasnost à Cuba’, porte-parole des ‘Damas de Blanco’, une organisation qui se sert sans vergogne de l’image des ‘mères folles’ argentines (qui, pendant des décennies, ont attiré l’attention sur les ‘disparus’ de la dictature argentine) pour diffuser toutes sortes d’informations sur Cuba, fausses ou manipulées. Il est vérifié que cette organisation reçoit régulièrement de l’argent du gouvernement étasunien. Selon Kortenhof, se référant au Partido Popular, parti espagnol de droite, Wilman Villar était un ‘dissident’ qui a fait une grève de la faim de 50 jours en faveur des droits humains et syndicaux.
Cependant, l’année dernière, l’homme a été arrêté pour avoir, en public, porté des coups et blessures à son épouse. Il attaqua aussi les policiers, appelés par sa belle-mère, dès que ceux-ci sont arrivés sur les lieux. L’homme fut laissé en liberté jusqu’au déroulement de son procès qui, en novembre 2011, décida d’une peine d’emprisonnement.
Entre-temps, des groupes s’introduisirent auprès de lui, parvenant à le convaincre qu’il échapperait à sa peine s’il se déclarait ‘dissident’. En effet, les anticastristes cherchent désespérément des ‘dissidents’ depuis que Cuba a relâché des centaines de prisonniers ces dernières années. Villar est déjà le deuxième prisonnier de droit commun à être « promu » ‘dissident faisant la grève de la faim’, sans pour autant s’être livré à une quelconque activité politique. Il y a deux ans, ce fut à Zapata de se voir attribuer, ante mortem, ce statut douteux.
Selon un communiqué du gouvernement cubain, il n’a jamais été question de ‘dissidence’ ou de « grève de la faim » dans le cas de Villar, et plusieurs personnes peuvent en témoigner. Villar fut victime d’une grave pneumonie ayant abouti à une septicémie. Malgré l’application de toutes les techniques avancées (insufflation, perfusion, médication pour activer les vaisseaux, gamme étendue d’antibiotiques de la dernière génération, …) le détenu est décédé des suites d’une défaillance multi-organique. Pendant ce temps, la famille de Wilman Villar a été régulièrement tenue au courant des interventions médicales pratiquées. La famille reconnaît d’ailleurs que Wilman Villar a fait l’objet de soins importants.
Il n’est pas étonnant que les contre-révolutionnaires financés par les Etats-Unis mettent tout en œuvre pour discréditer Cuba. Par contre, il faudrait nous alarmer que –sans aucune contestation ni critique personnelle- la presse occidentale continue à publier ces communiqués mensongers.
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