Le 18 novembre, le Sénat mexicain a demandé le gouvernement étasunien de mettre fin au blocus économique, commercial et financier qu'elle impose à Cuba depuis plus de 50 ans.

Trois présidents en une seule semaine: Après la destitution du président Vizcarra le mardi 11 novembre, son successeur, le président par intérim Manuel Merino, a démissionné le dimanche 15, quatre jours plus tard, après une protestation populaire massive au cours de laquelle, suite à l'action violente de la police, 114 personnes ont été blessées, deux ont été tuées et 41 sont toujours portées disparues. Lundi 16 novembre, le parlement péruvien a élu Francisco Sagasti (du parti Morado) comme nouveau président par intérim, par 97 voix contre 26, jusqu'en juillet 2021 (en fonction des élections en avril 2021).

Il y a 53 ans, le 9 octobre, le Che était exécuté en Bolivie. Ce n'est pas sans raison qu'à l'occasion de cet anniversaire, nous relançons la campagne pour l'attribution du prix Nobel de la paix aux brigades médicales cubaines dont, cette année, la solidarité a touché jusqu'à l'Italie.

En Bolivie, les groupes d'extrême droite ne veulent pas se plier à la victoire démocratique éclatante de la gauche. David Verstockt suit de près la situation sur place. Il voit dans la situation tendue en Bolivie un signe précurseur de ce qui risque de se produire aux États-Unis d'ici quelques jours.

Nous nous sommes entretenus avec David Verstockt, superviseur de programme pour l'ONG belge FOS en Bolivie. En raison de la pandémie de corona, il est rentré provisoirement en Belgique, mais son cœur reste avec le peuple bolivien.

Qu’ont en commun ces trois hommes ? Aucun des trois ne dirige son pays en ce moment.

Que se passe-t-il en Bolivie ?

Après le coup d'État contre Evo Morales le 10 novembre 2019, la sénatrice d'extrême droite Jeanine Áñez, faisant fi de la Constitution, a pris le pouvoir. Elle avait officiellement jusqu'en février 2020 pour convoquer de nouvelles élections. À l'époque, nous avions déjà exprimé nos craintes d’une érosion des droits civils fondamentaux en Bolivie et souligné que rien ne garantissait que les nouvelles élections présidentielles, pourtant cruciales, seraient démocratiques et libres. Nos craintes étaient hélas fondées.

Parce qu'il veut s'assurer l'aide de médecins cubains dans la pandémie de corona, le maire de la deuxième ville colombienne, Medellín, Daniel Quintero, est devenu l'objet de la haine de la droite militante du pays.

Bolivie post-coup d’Etat…Nous vivons dans la douleur, l’incertitude, l’angoisse la peur, l’indignation… » Elle s’appelle Patricia Moldiz. Elle est Bolivienne, on l’aura compris. Elle continue, d’une voix altérée : « Depuis sept mois, nos proches n’ont pas pu obtenir le sauf-conduit qui leur permettrait de quitter l’ambassade où ils se sont réfugiés. » 

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