Dimanche dernier, pour la première fois depuis plus de 20 ans, les Cubains sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Ce qui de prime abord semblait être une action spontanée, s’est avérée bien plus que cela. Les États-Unis essaient de provoquer un changement de régime depuis 60 ans déjà. Ces dernières années, ceux-ci ont utilisé les médias sociaux et les médias grand public de manière sophistiquée, et les événements récents en sont un exemple typique.

Les manifestations à Cuba sont extrêmement rares. Dimanche dernier, dans douze villes, plusieurs centaines de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre la situation quotidienne difficile. Les États-Unis font tout ce qu'ils peuvent pour transformer cette agitation en une crise politique, et obtiennent pour cela le soutien des médias internationaux. Roger Waters (Pink Floyd) et Vijay Prashad font la lumière sur ces événements.

Imaginez un instant : un groupe de Belges organise une manifestation à Bruxelles avec des banderoles réclamant une intervention humanitaire de l'Allemagne parce que le gouvernement belge ne fait pas son devoir ... Ne seraient-ils pas bien vite arrêtés et jugés pour trahison ? Sans doute que si, et à juste titre. C'est exactement ce qu'il s'est produit à Cuba le 11 juillet.

Le dimanche 11 juillet, des manifestations ont eu lieu dans la municipalité de San Antonio de los Baños pour protester contre les pénuries alimentaires, la pénurie des médicaments et les coupures d'électricité. Le président Miguel Díaz-Canel s'est immédiatement rendu sur place, là où a eu lieu la première manifestation, afin de dialoguer avec la population et entendre leurs préoccupations.

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Rendez-vous à l'action de solidarité avec Cuba, jeudi 15 juillet à 17h30 à la Gare Centrale de Bruxelles

Cuba a fait preuve d'une incroyable résilience face à la guerre économique avec laquelle le gouvernement étasunien veut étouffer l'économie cubaine, et affamer et priver la population de biens de première nécessité, dans le but de déstabiliser le pays. La situation d'urgence actuelle est le résultat du blocus américain qui dure depuis 60 ans, des 243 sanctions supplémentaires imposées par l'administration Trump et des conséquences de la pandémie de COVID-19

Le 11 juillet, des groupes de personnes se sont rassemblés en divers endroits du pays pour « protester contre la dictature » à Cuba. C'était notamment le cas à San Antonio de los Baños, une ville située à 30 km de La Havane. Le président Diaz Canel s'y est rendu pour s'entretenir avec les habitants (photo) et, dans une allocution télévisée, a appelé les Cubains à descendre, eux aussi, dans la rue pour montrer qu'ils soutiennent leur révolution. Et les Cubains l’ont fait en masse. Mais que se passe-t-il exactement ?

Malgré les efforts des autorités pour vacciner la population, la pandémie gagne du terrain à Cuba.

Le 26 juin, à La Havane, le capitaine de l'armée rebelle Orlando Borrego Díaz, éminent économiste et expert de Che Guevara, est décédé à l’âge de 85 ans, de problèmes de santé qu’il avait développés à la suite d’une infection au COVID-19. Lisez ci-dessous le chapitre qui lui est consacré dans le livre « Ontmoetingen met Fidel » des auteurs de Cubanismo.be, Katrien Demuynck et Marc Vandepitte.

Le 23 juin dernier, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, 184 pays ont condamné le blocus américain imposé depuis 60 ans à Cuba.

Au Nicaragua, il y aurait beaucoup à redire sur la présidence de Daniel Ortega, autrefois une figure de proue progressiste, acclamé internationalement. Cependant, si les États-Unis soutiennent l'opposition de droite, ce n’est nullement dans le but d’améliorer la démocratie et le respect des droits humains. Bien au contraire, ce soutien a pour seul objectif le retour au pouvoir d’un régime « à la Somoza », du nom du dictateur qui avait été soutenu par les États-Unis jusqu'en 1979. Un tel régime serait en effet très lucratif pour une petite élite.

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