La vie d'un leader Mapuche est en danger

Des proches et des partisans ont dénoncé la grave détérioration de la santé de Facundo Jones Huala, leader de la communauté Mapuche de Cushamen, en Argentine, après plusieurs jours d'une grève de la faim qu'il fait pour protester contre son arrestation injuste par le gouvernement de Mauricio Macri et ils ont rendu responsable les autorités de ce qui pourrait lui arriver.

La mère du dirigeant indien a fait savoir qu'outre les effets provoqués par le jeûne prolongé qu'il a renforcé cela fait quelques jours en refusant de boire des liquides, il souffre des effets d'une tumeur dans un rein.  Jones Huala est le “lonko”, nom sous lequel l'on connaît les dirigeants sociaux et spirituels du peuple Mapuche, de la communauté dans laquelle a eu lieu l'intervention de la gendarmerie argentine et qui a provoqué al mort l'année dernière du jeune artisan Santiago Maldonado, un fait qui na jamais été suffisamment éclairci.

Plusieurs membres de ce groupe ethnique ont occupé des terres qu'ils réclament comme leurs et que, sur décision de l'État, ont été remises à la transnationale Bennetton pour l'élevage de moutons. Il a commencé la grève de la faim quand le service pénitencier lui a refusé le droit de réaliser dans la prison, aux côtés des membres de sa communauté, une cérémonie d'une grande valeur symbolique pour son peuple, ce qui a été vu comme un acte de mépris envers leurs racines culturelles, leurs formes d'organisation et leurs conceptions religieuses.

Mais Facundo Jones Huala proteste aussi contre son emprisonnement, fait à la demande du Chili qui a demandé son extradition pour le juger pour terrorisme à cause d'un incendie survenu cela fait longtemps dans ce pays et pour lequel tous les autres accusés ont été acquittés. L'année dernière il avait été arrêté à cause de cette même affaire et la justice argentine a décidé qu'il n'y avait pas de raisons pour l'envoyer au Chili. Cependant, peu après il a été de nouveau arrêté et un nouveau procès a été intenté contre lui ce qui viole les normes établies qui indiquent que personne ne peut être jugé deux fois pour le même délit.

Ce dirigeant a assuré qu'il est en prison parce qu'il est indien et parce qu'il a dirigé une protestation de son peuple contre le pillage auquel se livrent les transnationales dans leurs terres ancestrales. Un vaste mouvement international est en train de faire pression sur le gouvernement de Macri pour qu'il accorde de l'attention à cette affaire et pour que justice soit faite envers un peuple qui a souffert historiquement le dépouillement de leurs forêts, de leurs sources d'eau et d'autres richesses naturelles que recèlent les territoires où ils vivent depuis bien avant la colonisation européenne.

Aussi bien en Argentine qu'au Chili, la situation des mapuches est précaire. Ils manquent d'accès aux services indispensables comme la santé et l'éducation et quand ils réclament leurs droits, ils sont réprimés avec une violence inusitée et on leur colle tout de suite l'étiquette de terroristes pour justifier tout type d'exactions contre eux.

Sauver la vie de Jones Huala est un impératif pour quiconque a un minimum de conscience des injustices dont ce peuple est victime depuis 500 ans. Il est temps déjà de dire ça suffit » et d'exiger un traitement décent pour leur cause.

 

Radio Havana Cuba