Cuba reste pour l’instant exclue de la liste des pays avec lesquels l'Europe envisage de rouvrir ses frontières

Alors que la situation épidémiologique à Cuba est sous contrôle et que tous les indicateurs sont en dessous des valeurs autorisées par l'Union européenne, l’île ne figure pas sur la liste des 15 pays avec lesquels l'Europe envisage de rouvrir ses frontières à compter du 1er juillet.Selon plusieurs médias européens, cette liste prévoit l'ouverture des frontières aux citoyens de 15 pays, à savoir l'Australie, l'Algérie, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, la Géorgie, le Japon, le Maroc, le Monténégro, la Nouvelle-Zélande, la Serbie, la Thaïlande, la Tunisie, l'Uruguay et le Rwanda. La ministre espagnole des Affaires étrangères , Arancha González Laya, a confirmé :

« C'est une liste très courte, de 15 pays seulement. Nous allons rouvrir les frontières très progressivement ».

En d'autres termes, parmi les pays du continent américain, qui constitue actuellement l'épicentre de la pandémie, seuls le Canada et l'Uruguay ont reçu le feu vert des parlementaires européens. Le projet est encore en cours de discussions, mais la liste définitive devra être validée entre lundi et mardi, puisque les frontières seront rouvertes aux pays tiers le 1er juillet.

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a déclaré dans l'émission « Hoy por hoy » sur la chaîne de télévision SER que la liste serait prête lundi en fin d'après-midi lundi ou « au plus tard, le lendemain ».

La ministre a également précisé que la liste des quinze pays dont les ressortissants pourront entrer en Europe serait établie selon des critères épidémiologiques et non diplomatiques, après que des rumeurs aient laissé entendre que les États-Unis avaient fait pression sur les membres de l'Union européenne pour que leurs citoyens soient autorisés à passer les frontières de l’Union.

La ministre espagnole a également assuré que la liste européenne serait « révisée régulièrement », et elle n'exclut pas la possibilité de refermer les frontières à certains pays si le nombre de contaminations y augmente ou d'en inclure d’autres si leur situation venait à s’améliorer.

Les 27 partenaires de l'espace Schengen travailleraient sur ce projet, qui devrait inclure les pays « où la situation sanitaire concernant le coronavirus est considérée comme sûre », soit notamment la Chine, mais pas les États-Unis.

Même si le cas de la Chine est parmi les plus controversés, reste que la Chine n'autorise pas encore ses citoyens à quitter le territoire. Le gouvernement cubain n'autorise pas non plus ses résidents à sortir du pays ni les grandes compagnies aériennes à atterrir dans ses aéroports et ce, au moins jusqu'à la phase 3 de la reprise. Par rapport à ces cas, l'Union européenne réexamine la question de la « réciprocité ».

« Pour ce qui est de la Chine, nous parlerons de réciprocité le 1er juillet, en d’autres termes, l'UE lui ouvrira ses frontières si elle-même ouvre les siennes. C'est un puzzle dont nous devons maintenant assembler toutes les pièces », a déclaré la ministre espagnole Laya

Selon le quotidien espagnol El Confidencial, « le temps presse et les négociations pour clôturer cette liste et les conditions pour y figurer ont fait que lundi, un accord sur la réouverture des frontières n’était toujours pas conclu à Bruxelles ».

Cependant, les pays européens se sont tout de même accordés sur quelques points, par exemple qu'outre aux États-Unis, les frontières resteraient fermées à la Russie, pays le plus touché en Europe, ainsi qu’au Brésil, qui enregistre le plus de contaminations en Amérique latine.

Les discussions de l'Union européenne ont également porté sur la question de savoir si elle disposait de suffisamment d'informations pour se faire une idée réelle de la situation épidémiologique dans certains pays et sur la nécessité de s’assurer de la fiabilité de ces données.

Source: Directorio Cubano